Les fanfares

La Jean de Beaune

La première fanfare dédiée spécifiquement à un équipage de volerie est La Jean de Beaune. Elle fut offerte en 1994 par Philippe Pluvinet, à l’occasion de la participation de plusieurs boutons au stage Trompe et Vènerie en forêt des Bertranges. L’équipage Jean de Beaune entretient des liens très forts avec les veneurs depuis sa fondation, et les sonneurs sont de toutes les manifestations importantes de son histoire. Écoutez donc ci-dessous, chantez et lisez cette fanfare aux accents aériens mais très vènerie.

La Bec et Ongles

C’est à l’occasion des festivités des 20 ans de l’équipage, en 2011, que Philippe Pluvinet, auteur de La Jean de Beaune, offrit en cadeau d’anniversaire, une fanfare tout aussi magnifique « La Bec et Ongles ». De tessiture plus grave que la première, sa solennité est un hommage à la fidélité et au temps qui s’écoule, la même qui bonifie dans la durée le vin de Beaune et l’équipage. Interprétée pour la première fois en public lors du concert de trompe anniversaire, elle témoigne d’une amitié longue et durable. Elle est une superbe réponse aux interrogations de ceux qui douteraient encore de la réalité de la relation entre trompe et fauconnerie.

 

Les Reflets de la Grande Garne 

Quelques mois plus tard, en 2012 mais durant la même saison, à l’occasion de l’une de nos journées de chasse du jeudi, monsieur Jean-Pierre Villenave eut la surprise de découvrir dans son assiette la partition d’une fanfare qui lui était dédiée. Composée par Patrice Coudert, en souvenir d’une soirée restée dans les mémoires, Les Reflets de la Grande Garne fut sonnée pour la première fois à Hérisson, à l’issue de notre repas avant de partir pour la chasse. Le concerné dit alors qu’elle était « rectiligne comme sa pensée ». Mais pour d’autres, cette fanfare est d’une belle complexité, à l’image de notre ami, monsieur Jean-Pierre Villenave.

Les reflets de la Grande Garne

La Hubert Beaufrère

C’est à l’occasion d’une chasse à Mont et Marré dans la Nièvre en janvier 2016, que l’équipage fut invité au château de Mont afin d’y voler le lapin. Après avoir sonné les fanfares de circonstance annonçant le début de la chasse, au plus grand étonnement du maître d’équipage, on lui annonça que serait sonnée pour la première fois La Hubert Beaufrère, composée par un jeune et brillant sonneur, Thibault Lacombe.  Cette nouvelle fanfare est une fanfare dite « de personne », comme l’on peut tant en voir dans le milieu de la vènerie. Elle est une fois de plus le gage de l’amitié unissant les sonneurs aux fauconniers.

Citation
“ C'est un plaisir de roi que la volerie, et c'est un parler royal que de savoir parler du vol des oiseaux. Tout le monde en parle, mais peu de gens en parlent bien et font pitié à ceux qui les escoutent. ”
Claude Binet (1575)